Orateur(s)
Jonathan Ferooz, fondateur de l'asbl "DIYBio Belgium"
Résumé

Dans le cadre du premier Novalis Afterwork, nous avons eu la chance de recevoir Jonathan Ferooz, fondateur de l’asbl DIYBio Belgium.
Il nous a parlé du « biohacking », une notion à la mode qui est parfois un peu confuse.
Si certains y voient un parallèle aux « hackers pirates », il n’en est rien. Plusieurs dimensions sont présentes dans le terme « biohacking », à savoir un certain affranchissement du milieu académique traditionnel,  un aspect multidisciplinaire très important, une absence de contraintes, ainsi que la dimension participative des membres de ces communautés.

A la question des obstacles que l’on peut rencontrer quand on ouvre un laboratoire de biohacking, notre orateur a cité les éléments suivants :

-       L’absence d’argent et la difficulté de convaincre les investisseurs
-       La difficulté de trouver un lieu suffisament grand pour accueillir les participants
-       Le manque de matériel
-       La visibilité (les laboratoires de biohacking sont moins connus que les Fablab par exemple)
-       La réglementation qui empêche par exemple de travailler sur des micro OGM

Selon Jonathan Ferooz, le biohacking n’est pas une menace car les biohackers sont très transparents. On a souvent tendance à surestimer son risque et sous-estimer ses avantages. Ainsi, il serait par exemple plus dangereux de ne pas promouvoir des groupes comme DIYBio Belgium et avoir des gens qui font des essais risqués tout seuls dans leur coin.

Enfin, à la question de savoir si le biohacking représente un enjeu incontournable pour les entreprises biotech, notre orateur a répondu par l’affirmative. Pour illustrer ses dires, il a présenté l’exemple de collaboration de Novozymes et Roche avec une communauté de biohackers.

Plus d’informations sur : http://www.diybio.be/

 

Retrouvez la présentation de Jonathan Ferooz (DIYBio Belgium) :

L’asbl DIYBio Belgium, c’est la première communauté de biohackers en Belgique, créée en 2012 par Jonathan Ferooz, docteur en biologie.
L’idée ? Faire de la recherche autrement, par exemple en mettant du matériel à disposition des chercheurs désireux de développer leurs projets en-dehors des universités ou des groupes pharmaceutiques, en proposant de construire soi-même du matériel de laboratoire, ou tout simplement de partager et échanger ses connaissances scientifiques pour les rendre accessibles à tous. Le but est que tout le monde puisse s’investir activement dans la recherche scientifique.

Le biohacking est-il un enjeu incontournable pour les entreprises biotech ? Représente-t-il une menace ?
Quels sont les obstacles que l’on rencontre lorsqu’on ouvre un premier laboratoire de ce type ?
Toutes ces questions seront abordées par Jonathan Ferooz, qui reviendra aussi sur le contexte de création du laboratoire et de ses perspectives d’avenir.
La conférence sera suivie par un apéritif de networking.

Cet événement est organisé en partenariat avec le parc scientifique Novalis.

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