Orateur(s)
Prof. Catherine Elsen (ULg), Renaud Heymans (Designer), Clio Brzakala (Wallonie Design), Jean-Marie Cremer (Bureau Greisch), Michaël Cravatte (Union des Designers de Belgique)
Résumé

Pour le lancement de sa saison 2014-2015, le Forum accueillait Catherine Elsen (ULg), Jean-Marie Cremer (Bureau Greisch), Renaud Heymans (Designer) ainsi que Michaël Cravatte (Union des designers de Belgique), modérateur de cette grande soirée.

 

Catherine Elsen, chargée de cours à l’Université de Liège, a tout d’abord rappelé les fondements du design thinking et les cinq phases qui le composent : être empathique, définir, créer, itérer via protocepts et obtenir un feedback.

L’oratrice s’est notamment arrêtée sur la phase empathique qui définit les limites du challenge. Cette phase permet de comprendre le client et les utilisateurs finaux. Cela est rendu possible par l’observation. Qu’il s’agisse de la majorité ou du plus petit nombre, les utilisateurs sont au cœur de l’attention. Cette phase permet également de comprendre sa propre démarche dans la mesure où chacun est amené à questionner la place donnée à l’empathie dans sa discipline.

L’importance du protocept a également été soulignée. Comprenez une matérialisation qui facilite la communication, et donc la démarche d’innovation. Cette matérialisation se veut simple et grossière afin d’arriver à un premier concept.

 

Les limites du design thinking ont été mises en exergue et nuancées. Ses détracteurs lui reprochent de ne pas permettre l’innovation de rupture, d’être chronophage ou encore de ne pas répondre au besoin du design de service.

 

Lors de la table ronde, le designer Renaud Heymans s’est arrêté sur l’approche humble du design qu’il était nécessaire d’avoir. Le respect et la confiance doivent s’installer entre le designer et l’entreprise s’ils souhaitent une collaboration fructueuse. En effet, il n’est pas toujours facile pour une entreprise d’appréhender la démarche du designer. Il en va de même pour le designer qui doit comprendre les logiques qui animent l’entreprise.

 

Jean-Marie Cremer, Président du Bureau Greisch, ajoute que la rigueur et une bonne dose d'audace sont nécessaires.

La réussite du bureau Greisch est fondée entre autre sur la capacité de créer un ensemble d’outils propre à chaque projet. Les formules toutes faites sont proscrites.

En tant que prestataire de service, il est nécessaire de travailler en partenariat. Certes, la relation aux clients est importante mais d’autres parties prenantes entre également dans l’équation (ex : les utilisateurs, la population, etc.).

 

La soirée s'est poursuivie par un drink et la visite de l'exposition "La province de Luxembourg est-elle design ? ".

 

 

 



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Pour le lancement de la saison 2014-2015, le Forum LUXEMBOURG CREATIVE revient en septembre pour une soirée-conférence sur le Design Thinking  dans le cadre de l’exposition « La province de Luxembourg est-elle design ? » organisée par le SDAC.

Comme l’explique le Professeur Catherine Elsen (ULg), la posture créative est à l’innovation ce que l’excellence opérationnelle est à l’entreprise : une démarche désormais incontournable. Et pourtant les plus sceptiques poussent nos communautés, avec raison, à poursuivre la réflexion : que reste-t-il à apprendre des méthodes créatives divergentes, comme le brainstorming par exemple ?  Comment éviter à l’avenir la mise en œuvre répétitive et décontextualisée de recettes « toutes faites » qui dénaturent la créativité et nuisent à sa crédibilité ?

Ces inquiétudes seront analysées par Catherine Elsen à la lumière du Design Thinking, cette approche méthodologique qui pourrait bien faire favorablement évoluer les représentations et accompagner chaque entreprise dans la mise en œuvre d’un modèle créatif qui lui correspond réellement. Esquissée dès la fin des années 80 aux Etats-Unis par des entrepreneurs et innovateurs tels que David Kelley (fondateur d’IDEO, directeur de la d.school, Université de Stanford) ou Tim Brown (CEO actuel d’IDEO), la méthode repose sur deux piliers fondamentaux : l’approche empathique (du marché, des utilisateurs, mais aussi de l’entreprise elle-même) et le « quick and rough prototyping » (ou « protocept »), soit une matérialisation itérative précoce des idées, que certains qualifient d’agile. L’intervention abordera ces fondamentaux théoriques et leur mise en œuvre pratique au travers d’exemples d’applications et d’outils ré-appropriables.

Cette conférence sera suivie d’une table ronde animée par Michaël Cravatte de l’Union des Designers de Belgique où l’artiste designer Renaud Heymans, la Directrice de Wallonie Design Clio Brzakala et Jean-Marie Cremer pour le bureau Greisch débattront avec les participants de l’application de ce concept dans leur environnement professionnel..

A l’issue de la conférence vous pourrez découvrir tout le potentiel créatif de la province en visitant l’exposition un verre de bulles à la main et en échangeant avec les exposants.

Cette soirée, placée sous le signe du design, de la culture et de l’entrepreneuriat, est organisée conjointement par LUXEMBOURG CREATIVE et le SDAC.