Résumé

Damien Polard, pour l’association Exposant D, nous a fait part de son expérience dans la gestion durable des événements grand public.

Quelques conseils ont été donnés. En matière de mobilité durable, privilégiez le système de transports en commun et/ou mettez en place un système de covoiturage. Valorisez le circuit-court pour le catering, pensez à instaurer un système de compostage, faite don des surplus alimentaires ou encore utilisez des produits labélisés biologiques pour développer une alimentation durable. La gestion des déchets quant à elle, est certainement une des plus grosses problématiques. Préconisez la vaisselle durable (ex : gobelets réutilisables ou biocompostables) et limitez l’emballage et le suremballage. Point important, n’hésitez pas à sensibiliser les « stakeholders » à ce type de démarche et à communiquer sur vos actions (et pourquoi pas de manière écologique).

 

L’orateur a également présenté la seule norme structurante dans le secteur événementiel : ISO 20121. Créée en 2012 pour les jeux Olympiques de Londres, elle vise à aider les organisateurs à prendre en charge leurs responsabilités sociétales dans le cadre de l’organisation d’événements (analyse DD de l’événement, sensibilisation et formation du personnel, etc.). Une norme qui  n’a pas encore eu l’occasion de prendre réellement racine en Belgique.

 

Des aides financières existent afin d’aider les acteurs à ces démarches (ex : Emball’agir) ainsi qu’une série d‘outils.

Better Event Tools, par exemple, est un dispositif qui permet de gérer en ligne l’organisation de son événement. Trois outils sont disponibles gratuitement : l’éco-diagnostic, l’éco-tips et l’éco-calculator. Ils vous permettent d’évaluer l’impact environnemental de votre événement, de consulter et télécharger des check-list éditables mais aussi de calculez l’impact écologique de la manifestation.

 

Lors du débat, les participants n’ont pas manqué de souligner toute la difficulté qu’il y a avait à entrer dans une telle démarche. A titre d’exemple, le concept de mobilité durable est difficile à implanter dans la Province. Le réseau des transports en commun est limité et le covoiturage n’est pas une pratique courante. Ils soulignent que certains publics et acteurs (ex : exposants lors d'un salon) sont peu sensibles à ce type de démarche.

Les activités événementielles, qu’elles soient professionnelles, sportives ou culturelles, ne sont pas sans conséquence sur l’environnement. Elles sont productrices de déchets, mettent fortement à contribution les ressources locales comme l’eau ou les sources d’énergie, génèrent des émissions de gaz à effet de serre, voire peuvent entraîner des tensions au sein des collectivités.

Or comme le souligne l’ADERE en France, « l’organisation d’événements, quelle que soit leur échelle, représente une occasion particulièrement intéressante de s’engager dans une démarche de ce type ; le caractère convivial et très souvent multiculturel de ces rassemblements permet notamment de véhiculer un certain nombre de messages auprès du «grand public» et de valoriser dans un même temps l’initiative éco-responsable des organisateurs. »

A l'heure ou l'événementiel prépare sa mutation vers le durable, quelles sont les bonnes pratiques à mettre en place ? Devons-nous changer radicalement notre façon de concevoir, d'organiser et de promouvoir nos événements ?

Pour répondre à ces questions, nous accueillerons Damien Polard, consultant Evénementiel durable au sein de l'association Exposant d. Il nous présentera les contours de son métier ainsi que quelques éco-gestes à travers des exemples concrets d'événements qu'il a accompagnés.

Nous aborderons également avec lui les perspectives du secteur et les normes structurantes en matière de développement durable. Sont-elles indispensables ? Y a t-il des aides existantes pour les événements ?

Pour compléter l’exposé, nous assisterons à une brève présentation de la 1ère boite à outils de gestion durable développée pour les organisateurs, intitulée Better Event Tools.