Orateur(s)
Abdelkader Boutemadja, BIM consultant indépendant et enseignant chercheur au LNA de la Faculté d’Architecture de l’ULg et Francis Schwall, directeur du pôle d'innovation technologique Neobuild
Résumé

Dans une première partie, Abdelkader Boutemadja, enseignant-chercheur au sein de la Faculté d'Architecture de l'ULg,  a rappelé à nos participants que le BIM est vraiment à considérer comme un process, et non comme un logiciel. Souvent présenté comme une innovation récente, le BIM existe en fait depuis plus de 20 ans !

Celui-ci permettrait une économie de 5 à 20% au niveau du bâtiment, dans la mesure où la simulation permet d’anticiper des problèmes éventuellement rencontrés sur chantier. Si le BIM est obligatoire dans certains pays comme la France, en Belgique la situation est plus complexe, et le pouvoir politique est encore à sensibiliser sur la question.  Il y aussi encore beaucoup d’acteurs de la construction qui savent ce qu'est le BIM dans les grandes lignes mais qui ne l’ont jamais expérimenté. 66,2% des répondants selon un sondage de Architectura.be.

Dans ce contexte, plusieurs groupes de travail ont été mis en place par l’Ordre des Architectes ainsi que le CSTC. Notre orateur a évoqué la nécessité de se former à ce nouveau process et le rôle des Universités à ce niveau. Il a aussi averti nos participants face aux formations commerciales qui se disent « Formations BIM » mais se révèlent en fait être des ventes de logiciels. Après un point sur les coûts du BIM, Monsieur Boutemadja a évoqué le format "IFC", qui est le format retenu à ce jour pour représenter la base de données et favoriser l'interopérabilité entre différents logiciels. En conclusion de son exposé, il a conseillé à nos participants de commencer à tester ce nouveau process en travaillant déjà en BIM sur des projets qui ne sont pas forcément commandés tel quel.

 

Le deuxième orateur du jour était Francis Schwall, directeur de Neobuild, le pôle d'innovation technologique du secteur de la construction durable au Luxembourg. Avec différents acteurs du secteur, sous la couple du Conseil pour le développement économique de la construction, Neobuild a entamé l'élaboration d'un guide luxembourgeois concernant la stratégie BIM, l'idée étant de se mettre d'accord sur une base commune. 

Au cours de son exposé, Francis Schwall a insisté sur la nécessité de penser à l'usage que l'on va faire du BIM, et ce qu'il va apporter à l'entreprise. Différenciant le "Grand BIM" du "Petit BIM", notre orateur a expliqué qu'un petit bureau d'architecture pouvait très bien s'atteler au BIM à son niveau, en partant de fichiers Excel par exemple. L'important étant toujours de bien organiser ses maquettes, et le nombre d'informations contenues dans chaque maquette. En gardant à l'esprit que cela reste un travail humain et collaboratif. Si la maîtrise de la technique est là, il faudra avant tout convaincre le maître d'ouvrage, et remporter l'adhésion de l'ensemble des protagonistes.

Après différents retours d'expérience sur des projets élaborés au Grand-Duché, Monsieur Schwall a rappelé l'importance de la formation. Si selon lui, il est vital d'avoir un BIM manager qui coordonne les différents projets en cours, il n'est pas forcément nécessaire de former 10 personnes d'une même société à l'usage du BIM. Selon les cas, un accompagnement de la structure peut être le bienvenu. C'est ce que fait Neobuild, qui, en collaboration avec BIM Consult a lancé BIM Solutions. Il a conclu son exposé en soulignant le besoin de mettre l'utilisateur au centre dès le début du process.


Parcourez la présentation d'Abdelkader Boutemadja (ULg) :

 

 

Découvrez aussi les slides de Francis Schwall (Neobuild) :

Le BIM (building information modeling) se présente comme une petite révolution dans le secteur de la construction. Certains pays, comme la Norvège, le Danemark, la Finlande ou encore les Pays-Bas, ont rendu le BIM obligatoire dans les marchés publics, une directive européenne allant dans ce sens.  

Qu’en est-il de la Belgique ? Quelle perception ont les acteurs de la construction de cette nouvelle maquette numérique ? Quels changements le BIM implique t-il au niveau de l’organisation, et des coûts ? N’y a-t-il pas un décalage entre la formation des futurs architectes et la réalité sur le terrain ? Pour traiter de ces questions, nous avons convié un expert du sujet, Abdelkader Boutemadja. BIM consultant indépendant et enseignant chercheur au LNA (Laboratoire de culture Numérique en Architecture) de la Faculté d’architecture de l’Université de Liège, il est aussi mandataire au Conseil National de l’Ordre des Architectes, et membre des comités techniques « Architecture » et « BIM » au sein du CSTC.

Dans une seconde partie, nous aurons la chance d’accueillir Francis Schwall, directeur de Neobuild, le pôle d’innovation technologique du secteur de la construction durable au Grand-duché de Luxembourg. Après un bref exposé de la position du Luxembourg en matière de développement BIM, il nous présentera différents exemples de projets inspirants menés de l’autre côté de la frontière.

Cette rencontre est organisée en partenariat avec le Wex, dans le cadre du salon Batimoi.

 

 

 

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