Orateur(s)
François Deneufbourg, Office Economique Wallon du Bois
Résumé

L’orateur est revenu sur l'important déclin de la transformation du feuillu en Belgique, en France et en Allemagne. L’urgence est de trouver des postes de développement pour stabiliser, voire redresser, la situation de la transformation des bois feuillus. Les pays voisins sont entrés dans une politique de revalorisation des essences locales.  En valorisant le feuillu en structure par exemple mais également en créant de nouvelles marques, « Terre de Hêtre » en France, ou encore en investissant dans la recherche et le développement du côté allemand. En Belgique, l'utilisation du feuillu en constrcution est encore timide mais la volonté est présente. 

 

Six freins ont été identifiés par l’orateur : le coût de la production (énergie, salaire, taxes, etc.), les matières premières (contrat d’approvisionnement dans certains pays frontaliers, exportation de grumes importante, prix/qualité), le marché (concurrence internationale, les matériaux concurrents comme l'acier et le beton, etc.), la technologie (industrialisation/automatisation faible, etc.), les investissements importants nécessaires et la volonté (frilosité à investir si pas de successeur).

 

On remarque que le secteur de la construction est un moteur d’innovation. Il y a actuellement une évolution vers l’aval ou vers l’amont dans la filière par les entrepreneurs. Une entreprise intégrée (sciage, rabotage, façonnage, fabrication d’élements de construction bois) essayera de développer ses activités vers l’aval contrairement à une entreprise générale qui déplacera ses activités vers l'amont.

Les participants n'ont pas manqué de rappeler que le contexte belge actuel pousse les entrepreneurs à être plus innovants, à trouver des solutions aux exigences imposées contrairement à d’autres pays qui n’ont pas d’incitant à évoluer. La Belgique ne figure pas en queue de peloton.

 

François Deneufbourg a fait part des actions de l’OEWB et de ses partenaires afin de valoriser cette filière comme la création d’une maque collective wallone qui sera présentée dans les prochains mois.  

 

Découvrez dans la présentation ci-dessous de quelle manière le feuillu peut-être utilisé en construction.

 

Les chiffres sont là, le feuillu recouvre pas moins de 57% de la superficie forestière wallonne. Le hêtre et le chêne sont les principales essences qui approvisionnent nos scieries de bois feuillu. Avec une présence bien réelle dans nos forêts mais une valorisation toute relative, LUXEMBOURG CREATIVE s’intéressera à sa finalité. Est-ce utopique de penser que le hêtre, le chêne mais également le frêne, le peuplier ou encore le bouleau ont aujourd’hui une place à prendre dans le secteur de la construction ?

« Le feuillu en construction : quelles possibilités ? », la question est posée ! François Deneufbourg, responsable développement économique pour l’Office Economique Wallon du Bois essaiera d’y répondre.

Cette rencontre traitera d’abord de la situation de la filière bois feuillus (ressources, état de la transformation et marchés) en Wallonie avec quelques points de comparaison avec nos voisins français et allemands. Seront également abordés, les perspectives de valorisation, les pistes et les freins chez nous et chez nos voisins ainsi que les actions de l’Office en faveur de cette filière.

Une rencontre qui invitera chacun et chacune à voir autrement nos essences locales.