Orateur(s)
Anne-Claude ROMAIN (ULg) et Patricia DECKERS (SAMI-Lux)

Il est difficile de parler de dérèglement climatique sans y attribuer une cause maintes fois entendue : les gaz à effet de serre qui, présents à (trop) forte concentration dans l’atmosphère, y piègent les rayons du soleil. Mais les gaz à effet de serre ne sont qu’un exemple de pollution atmosphérique, caractérisée par une « altération des niveaux de qualité et de pureté de l’air », généralement causée par plusieurs éléments dont les niveaux de concentration et les durées de présence sont suffisants pour produire un effet toxique et/ou écotoxique. On compte aujourd’hui des dizaines de milliers de molécules différentes, polluants avérés ou suspectés qui, pour beaucoup, agissent en synergie entre eux et avec d’autres paramètres (rayons UV, hygrométrie, acides, etc.). Cette pollution atmosphérique est un enjeu de santé publique, au niveau mondial comme individuel.

Cela fait maintenant plus de 30 ans que la pollution de l’air est devenue un sujet de préoccupation politique grandissant, tant au niveau local (qualité de l’air dans les milieux urbains et industriels) qu’international (pluies acides responsables de la déforestation et de l’acidification progressive de tous les compartiments de l’environnement, appauvrissement de la couche d’ozone...). Les pays développés, et leur mode de fonctionnement, assurent la plus grande part de responsabilité dans les phénomènes de pollution atmosphérique. Le modèle de développement « occidental » ne saurait être transposé au reste du monde sans aggraver sérieusement les menaces qui pèsent sur la planète. De même, les niveaux de pollution atmosphérique dans les villes menacent à terme la santé des populations urbaines.

De manière semblable aux maladies climato-dépendantes, la répartition des conséquences de la pollution atmosphérique est assez inéquitable ; ce sont encore les pays en développement qui en subissent la majeure partie des désagréments. Ainsi, les objectifs de réduction de la pollution atmosphérique que se sont assignés les pays riches sont très exigeants et impliqueront tôt ou tard une remise en cause de leur mode de fonctionnement afin de s'orienter vers un développement plus durable. 

Inscription gratuite mais souhaitée : m.lahaye@province.luxembourg.be

Cette conférence est organisée dans le cadre des Mardis du Développement Durable par la Cellule Développement Durable de la Province de Luxembourg et l'Université de Liège et son Campus Environnement d'Arlon.